Gethsémani

Au pied du mont des Oliviers se trouve le « le pressoir à huile » (en araméen : גת שמנא, Gat Šmānê). « Restez ici, pendant que je m'en vais là-bas pour prier ». Qu'avons nous compris de la passion du Christ ? Odette Vercruysse nous apporte sa réponse dans un texte d'une grande poésie.

Vous n’aurez pas compris lorsque viendra mon heure
Vous n’aurez pas compris grand chose à ma chanson
Vous n’aurez pas compris mais il faut que je meure
Pour qu’à votre folie soit donnée le pardon.
Vous n’aurez pas compris, vous fermerez vos portes
Vous fermerez vos cœurs au soleil de l’Amour
Et vous vous en irez lamentable cohorte
Vers d’autres horizons qui reculent toujours.

Oh ! Gethsémani !
La lune danse dans les arbres
Oh ! Gethsémani !
Le vieux pressoir est plein de fruits !

Vous n’aurez pas compris la beauté du message
Que je vous apportais en frémissant de joie
Vous n’aurez pas compris, vous croirez être sages
En clouant la sagesse au gibet de la croix.
Et vous proclamerez toute la paix du monde
En faisant retentir les cris de votre orgueil.
Et vous vous en irez, pour conquérir le monde,
Mais vous n’y sèmerez que la ruine et le deuil.

Le chant « Gethsémani » est disponible sur l'album « Route des hommes... Chemin de Dieu ».